Pré Académie : Avec les moyens
du bord, mais les copains d'abord

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Publié le 18/11/2020 à 11h50
Modifié le 19/11/2020 à 14h58

Confinement oblige, la Pré Académie affiche portes closes. Alors pour les U7, U8 et U9, c'est entre les murs de la maison, du garage ou dans le jardin qu'il faut s'exercer. Reportage chez Milo, gardien des U9, pour un entraînement pas comme les autres.

À commencer par déplacer les meubles, ça prendrait presque des airs de Crossfit. L’horloge de la cuisine affiche 18h30 et l’entraînement de Milo, U9 de la Pré Académie du TFC, demande un peu de préparation. Le temps de pousser la table au bout du salon, d'ajuster l’écran d’ordinateur, d'ouvrir Zoom et voilà le jeune gardien prêt pour une heure d’entrainement ! 

“Ça se passe bien ! Quand je rentre de l’école, on fait des exercices le lundi et le mercredi soir, tout se passe bien", relativise Milo, somme toute pragmatique : C’est un peu différent, parce qu’on court moins. Le confinement demande de se creuser un peu la tête pour l’aménagement, parce qu’il s’entraine dans le salon, c’est quand même petit, précise Mélanie, sa maman. On déménage tout et on crée un espace entre la télé et le canapé. 

Dans le salon, pas de bruit de crampons qui entrechoquent le carrelage du vestiaire. La douceur du radiateur remplace le thermomètre frigorifié des soirées d’automne. Mais le confort attendra, il faut s’entraîner !  

Deux fois par semaine, on organise une séance d'entraînement en vidéo, explique Henri Regourd, responsable de la Pré Académie du club. L'éducateur responsable de la motricité se filme, et montre les exercices à effectuer. Les enfants essayent chez eux, dans leur appartement, leur jardin ou leur maison. L'idée, c’est aussi de passer un moment en contact distancié avec leurs camarades.” 

 

Moi, je suis en U9, et les U8 sont avec nous. Nous sommes tous très concentrés !, prévient Milo. C’est super bien organisé, il y a une vraie évolution par rapport au premier confinement, reconnait sa maman. Même si on fait ça à l’intérieur, les séances sont très structurées. Ils ont toujours un ballon au pied, font des courses sur des petits espaces. Ça demande un peu d’organisation mais ça va.  

 

"Une bulle d'air, un moment où il y a des sourires"

 

Difficile, cela dit, d’atteindre le même niveau d’entraînement qu’en conditions normales. Pas de buts, de lignes, de chasubles ou d’adversaires. La période demande de faire avec les moyens du bord. Mais l’exigence ne se confine pas. C’est sûr qu’il progresse un peu moins par rapport aux entrainements traditionnels, surtout pour les exercices spécifiques aux gardiens, reconnait Mélanie, mais ils font de leur mieux pour maintenir les enfants connectés au groupe, avec du sérieux et de l’envie.” 

Alors Milo joue avec son frère et fait quand même des arrêts dans le jardin, ou des jongles et du footing. De la rigueur, mais l’occasion, aussi, de se changer les idées : C’est une bulle d’air, un moment important où il y a des sourires, le désir de faire des choses ensemble, de porter le maillot du TFC d’une manière différente, explique Henri Regourd. En attendant de retrouver le chemin des entraînements, des vrais. Ils sont privés de leur passion, donc ça créé un manque. Celui de retrouver les camarades d'équipes, de pouvoir s'adonner à sa passion. Sentiment confirmé par le principal intéressé, toujours droit dans ses crampons : Oh oui ça me manque. J’aimerais bien revenir. Les matchs, les entraînements, mes copains, tout me manque …" 

Et dire qu’après, il faut ranger le salon.

 

Courage Milo, courage à tous nos pitchouns ! 

 

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