Portrait de femmes inspirantes
- Yoanna Dallier, freestyleuse

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Publié le 24/03/2021 à 12h15
Modifié le 24/03/2021 à 15h23

Dans le cadre du programme solidaire "11+1" porté par la Fondation TFC, le mois de mars est dédié à l'égalité femmes-hommes dans le sport et au leadership féminin. Découvrez ce mercredi le portrait de Yoanna, double championne de France de foot freestyle.

Peux-tu me parler de ton parcours dans le freestyle ?

J’ai commencé en 2015, en regardant des vidéos sur Youtube. J’ai fait du foot jusqu’à l’âge de 11 ans avant d’arrêter, mais à 15 ans, j’ai voulu reprendre. On m’a envoyé faire des tests de recrutement à Toulouse où on m’a demandé de faire 50 jongles du pied gauche, du droit et de la tête. Mais j’ai été nulle, j’ai fait six jongles du pied droit, quatre du gauche et deux de la tête.  Donc je suis rentrée chez moi et j’ai travaillé d’arrache-pied, j’ai même appris le “tour du monde” pour impressionner les recruteurs et en voulant m’améliorer, je suis tombé sur une vidéo de foot freestyle sur Youtube. C’était en 2015, et le foot m’est complètement sorti de la tête, je ne pensais plus qu'au freestyle !

C’est devenu une passion ? 
Oui totalement, une passion que je travaille tous les jours, deux à quatre heures par jour parce que j’ai beaucoup de projets à côté. Mais la première année, je m’entrainais cinq à sept heures, ça m’a inculqué le dépassement de soi, la rigueur, la patience, la persévérance. Il faut être patient et passionné pour se développer dans cette discipline. 

 

 

Quelle est la place de la place des femmes dans le foot freestyle ?   
Finalement, elle est presque plus importante que celle des hommes, parce qu’une fille qui fait du freestyle, sur les réseaux sociaux, c’est plus vendeur pour les marques. Et les compétitions ne sont plus mixtes, c’est le cas des championnats du monde depuis 2008, et la catégorie féminine existe aux championnats de France depuis 2019. De plus en plus de filles se mettent au freestyle, donc ça tire tout le monde vers le haut.  

Quelles valeurs essayes-tu de porter à travers ta discipline ?  
En 2019, j’ai aidé l’association “Foot Freestyle France” à organiser des compétitions et je vais continuer pour l’aider à développer la discipline. Je suis aussi partie en Afrique du Sud pour faire découvrir le freestyle aux enfants dans un township. Les voir ensuite s’amuser à reproduire les mêmes gestes, c’était incroyables. J’ai vraiment envie de partager ma passion et de la faire découvrir au plus grand nombre. 

Tu es autodidacte, autonome et indépendante. C’est aussi une forme de leadership. Ce sont des valeurs que tu veux continuer à développer ?  
Totalement ! Parce que j’ai des projets qui n’ont rien à voir avec le freestyle mais qui portent ces valeurs, comme créer une marque, réaliser un documentaire ou faire un court-métrage, des projets qui demandent un peu plus de temps. Mais l’objectif premier, c’est d’être championne du monde cette année, donc le reste avance petit à petit. 

Est-ce que ta passion t’a permis de porter un discours que tu n’aurais pas pu avoir avant ?  
Un discours, je ne sais pas, mais ça m’a ouvert des portes et ça m’a surtout ouvert l’esprit. Comme le développement personnel, la patience, la rigueur et le surpassement de soi, car c’est un sport très mental. Ça m’a aussi permis de rencontrer beaucoup de monde, dont je suis très proche aujourd’hui. 

Tu es déjà venue au Stadium ?  
Oui ! Le premier match de foot de ma vie, c’était ici, contre Lens, lors de la saison 2006-2007 ! Mais le TFC avait perdu (1-0) … J’espère y revenir pour un show et une victoire ! 

Merci Yoanna, et bonne chance pour les championnats du Monde ! Nous suivrons attentivement tes performances !

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